Les mondes de Wallander

Bienvenue dans le monde des polars suédois!
Une exposition sur Henning Mankell et son célèbre commissaire de police Kurt Wallander à la Bibliothèque des langues.

Exposition et visite en ligne, en raison de la crise sanitaire.  

Visite guidée en ligne proposée par Louise, Amélie et Élodie, anciennes étudiantes en Licence LLCER Études Nord-Européennes.

Bon visionnage ! 

https://youtu.be/NEFwqXdw6qk

Mon Erasmus à Trondheim – Année 2018-2019

Lucie Affronti

Le 8 août 2018, après des mois de préparation, d’attente et de spéculations, j’embarquai à destination de Trondheim, emportant avec moi trois valises prêtes à imploser. J’avais décidé quelques mois plutôt d’effectuer ma troisième année de licence en Erasmus.

Après une demi-journée de voyage et un arrêt à Amsterdam, j’arrivai enfin aux alentours de 23 heures.

La semaine qui suivit mon arrivée fut riche en occupations. Découverte de ma chambre étudiante, rencontre avec mes colocataires, allers-retours à IKEA, visites de la ville, semaine d’orientation organisée par l’université… Les premiers jours, que j’avais pensé être les plus difficiles, passent en fait très vite ; pas le temps de s’ennuyer.

J’ai donc, le premier jour, découvert mon nouveau lieu de vie. J’avais choisi un appartement dans le village étudiant de Moholt, dans lequel je partage la cuisine et la salle de bain avec trois autres colocataires. Je suis très satisfaite de mes colocataires, provenant de pays différents (Espagne, Allemagne, Inde – remplacée par une néerlandaise au deuxième semestre) et avec lesquelles j’ai lié des amitiés très rapidement.

Après quelques visites de la ville, j’ai su que je ne regretterai pas mon choix. Le centre-ville, petit et condensé, est très agréable à parcourir à pied et offre un large choix de musées (Rockheim, Sverresborg ou bien Ringve) et de bars/cafés (Den Gode Nabo, Øx, Work-Work…). Sans oublier le quartier de Bakklandet, la tour Tyholt, et la vue imprenable depuis la Forteresse de Kristansten. La ville est entourée de montagnes et forêts, où randonnées et « cabin trips » sont accessibles très facilement.

Les semaines sont passées très vite, et les jours ont décliné tout aussi rapidement. En décembre, le soleil se levait à 10h30 pour se coucher à 14h30. C’est un peu bizarre, mais l’on s’y fait vite, surtout que seulement quelques semaines plus tard, début février, les journées sont redevenues « normales ». On m’avait aussi beaucoup parlé de la météo, mais l’hiver est beaucoup moins froid que je ne le pensais. Il y a eu quelques -10°C en janvier, mais la température moyenne reste aux alentours de 0°C en hiver, avec pas mal de neige cette année.

Partir en Erasmus, c’est aussi rencontrer du monde et découvrir d’autres cultures au travers de ces personnes ; mais il est vrai que je n’ai rencontré que très peu de Norvégiens. C’est un peu le bémol d’être dans un village étudiant : on rencontre finalement beaucoup d’étudiants internationaux, mais très peu de locaux. Aussi, les Norvégiens sont généralement plutôt froids au premier abord et restent beaucoup entre eux, avec leur groupe d’amis qu’ils connaissent depuis le lycée.

Finalement, cette année d’Erasmus m’auras permis de vivre une expérience de vie inoubliable et enrichissante sur les plans personnel et humain, et de découvrir par moi-même un pays qui me fascine depuis des années. J’envisage d’ailleurs d’effectuer mon Master ici-même à Trondheim, ou bien en Islande, pour découvrir une autre contrée nordique…

Mon séjour à Hola

Par Pauline Buchaillot

À la fin de ma deuxième année universitaire, j’ai effectué un séjour linguistique à l’étranger, obligatoire pour ma formation.

J’ai choisi de partir en Suède, à Hola Folkhögskola, dans le Norrland.

Le séjour dure environ trois semaines, et je peux vous assurer que c’était les meilleures semaines de ma vie.

Je ne vais pas citer toutes les activités que j’ai faites car je ne voudrais pas “spoiler” le séjour que vous découvrirez peut-être mais ce que je peux dire, c’est que j’ai découvert la culture suédoise de bien des façons : à travers des films, des chansons, du sport, grâce aux cours également qui permettent de confronter les différentes cultures des étudiants, car nous étions 41 élèves de 19 pays différents ! C’est très utile pour voyager pas trop cher aux quatre coins du monde !

J’ai visité des grandes villes, comme Sundsvall – la ville des dragons – ou Östersund et son monstre marin. J’ai vu des élans, j’ai touché des élans ! J’ai vu des choses que je n’aurais jamais imaginé en Suède.

Et le plus incroyable dans tout cela, c’est qu’il a fait chaud, vraiment très chaud toute la durée du séjour ! La rivière derrière l’école était mon salut ! Ainsi que le sauna le soir, et toutes ces soirées jeux de société. J’ai vraiment passé trois semaines magiques, que je ne suis pas prête d’oublier.

Stage linguistique à Bergen

Par Timothée Lainé

Lors de l’été 2017 j’ai eu la chance de pouvoir participer à un stage de renforcement de langue organisé par l’Université de Bergen. Pour commencer je tiens à dire que sans l’aide de Trine Rørhus je n’aurais certainement pas pu partir. Elle m’a non seulement aidé à faire mon dossier de candidature mais elle l’a si bien fait que j’ai pu avoir accès à la bourse proposée par l’Université de Bergen et de plus elle m’a immédiatement prévenu lorsqu’elle a su que j’avais oublié de transmettre certains documents essentiels à la candidature. Donc n’hésitez pas à demander de l’aide si vous voulez candidater, et soyez moins bête que moi, pensez à envoyer tous les documents.

Je suis donc resté un mois complet en été à Bergen dans l’une des chambres des logements universitaires. Cette expérience a été positive en tous points et je la referai sans hésiter si j’en avais l’occasion. Et pourtant elle a commencé dans le stress le plus total. A peine descendu de l’avion le ton est donné : il pleut. A partir de là tout va mal : je ne comprend pas les gens et ils ne me comprennent pas, je rate mon arrêt de bus et je tourne environ 1h30 sous la pluie pour réussir à trouver les logements universitaires, et quand je les trouve enfin les responsables du stage ne parle qu’en norvégien, pas un mot d’anglais, ce qui m’oblige à acquiescer sans vraiment comprendre ce qu’on me dit et a pour résultat que je tourne encore en rond pour trouver le bon logements parmi les cinq immeubles qui constituaient le bloc des logements universitaires. Finalement, je trouve enfin l’endroit ainsi que deux autres personnes qui sont ici pour les mêmes raisons que moi. Alors c’est la libération, j’ai trouvé le bon endroit, et des gens qui me comprennent après des heures de recherche. Je m’installe dans ma chambre et m’écroule pour dormir.

Et bien malgré cette arrivée qui fut pour moi complètement apocalyptique, j’en garde un excellent souvenir. Les points positifs sont si nombreux qu’ils sont difficiles à tous citer. Pour commencer mon niveau de norvégien a été multiplié par beaucoup. Avant cela je ne pouvais pas vraiment tenir une conversation. Maintenant, même si je ne parle pas si bien que ça je peux au moins me faire beaucoup mieux comprendre et comprendre ce que l’on me dit. Cela n’aurait certainement pas été possible, en tout cas pas aussi vite, si je n’avais pas été plongé de cette manière dans le pays et que je n’avais pas été obligé de parler norvégien. Et oui, absolument pas d’anglais même entre les élèves. Évidemment parfois on y retournait quand même lorsque l’on n’arrivait vraiment pas à dire quelque chose mais c’était très rare. Cela a été possible grâce à tous les élèves qui eux parlaient très bien norvégien, certains vivaient même en Norvège, qui prenaient toujours le temps d’expliquer les mots ou les phrases que quelqu’un ne comprenait pas. Et je crois que c’est l’une des forces de ce stage linguistique, en mélangeant des gens qui parlent extrêmement bien le norvégien avec d’autres qui le parlent moins bien, le niveau global montait vraiment. La première semaine était un peu difficile mais rapidement nous parlions tous ensemble en norvégien. Et c’est l’une des choses les plus gratifiantes du monde. Se rendre compte que l’on réussit à avoir des discussions sans problèmes sur des sujets variés quand une semaine avant on n’arrivait pas à demander son chemin est réellement une sensation grisante.

Bien sûr un autre point très important de ce stage était de pouvoir vivre la culture norvégienne de l’intérieur. Voir les fjords, partir en randonnée dans la montagne et passer un 14 juillet dans la neige, voir le soleil encore dans le ciel à minuit, manger une pizza Grandiosa, toutes ces choses qui font partie de la culture norvégienne et que l’on ne peut pas vraiment comprendre si on ne l’a pas vécu soi-même. Bien sûr les fjords sont magnifiques en photo, mais passer en bateau dans le Sognefjord et se sentir écraser par les montages qui l’entoure est une sensation que l’on ne peut pas rendre en image. Tout comme l’est le fait de marcher dans les montagnes près de Myrdal et de comprendre d’où viennent toutes les légendes de trolls, d’elfes et d’autres créatures de conte. Il est facile d’imaginer un ciel ensoleillé à minuit mais c’est une impression très différente de se rendre compte que l’apéritif que l’on prend avec ses amis dure en fait depuis beaucoup plus longtemps que prévu. Et enfin l’impression de manger du carton inhérent aux pizzas Grandiosa ne saurait-être rendu par des mots.

Et c’est ça que j’aimerais faire comprendre ici dans ces quelques lignes. On peut avoir l’impression de connaître la Norvège et sa langue quand on l’a étudié pendant une année ou plus, mais il est impossible de comprendre réellement ce que l’on a appris tant qu’on ne l’a pas vu de ses propres yeux. Ce stage à Bergen est une excellente opportunité pour cela, les organisateurs savent très bien ce qu’ils font et le font donc très bien. L’équilibre entre le temps passé en classe à apprendre la langue et le temps libre passé à pouvoir explorer le pays est parfait et l’on ne se sent jamais bridé. L’installation est excellente, les gens sont sympathiques, la nourriture est bonne, il y a un billard et les lits sont confortables, que dire de plus ? Si vous en avez l’occasion je ne peux pas assez vous conseiller de participer à ce stage pour pouvoir découvrir la Norvège autrement qu’en livre. Ce sera aussi l’occasion de comprendre l’expression « Det finner ikke dårlig vær, bare dårlig klær ».

Cours d’été à Helsingør

Par Simonetta Ponziano

Je suis Simonetta Ponziano, une étudiante inscrite à l’Université de Strasbourg. Je suis en Licence de Langues et Interculturalité (ensemble germanique), et je viens de terminer ma première année. J’ai décidé de partir au Danemark pendant le mois de juillet, et de suivre trois semaines de cours pour améliorer mon danois, en vue d’un futur Erasmus et d’une poursuite d’études dans ce pays.

J’ai été accepté par le “højskole” dans une petite ville dans le nord du Sjælland, appelée Helsingør. C’est une très belle ville située près d’un port à 20 minutes en bateau de la Suède. Dès le premier jour l’ambiance dans cette école est très positive : un mélange de paix et d’amusement. La première journée est dédiée à la découverte de la structure, et à d’éventuelles présentations. Ensuite un petit test pour situer notre niveau est à effectuer avant les cours, pour nous répartir en classes équilibrées. Après le test écrit un entretien est fait par Lise Bostrup (éditrice de plusieurs livres d’apprentissage de la langue danoise). Ils nous donneront notre emploi du temps, pour les semaines qui suivent, avec des petites visites intégrées.

Une fois que nous sommes en groupe les cours commencent. Les cours seront tous les jours du lundi au vendredi dès 9h et jusqu’à midi. Les cours sont en langue danoise, cela veut dire que le professeur et les élèves parlent, écrivent, et travaillent en danois. Nous avons travaillé beaucoup sur l’expression oral et sur la compréhension. Le professeur nous a distribué des textes, puis ensuite nous les lisons, nous essayons de les comprendre et nous devions les expliquer devant toute la classe. Entre temps, nous avons travaillé sur certaines règles de grammaire.

Après les cours il y a le déjeuner, préparé tenant compte des restrictions alimentaires de chaque individu. Puis les après-midis sont organisés afin d’avoir un peu de temps libre, et donc pour profiter de la ville ou de la plage. Pourtant il faudra obligatoirement choisir une activité dans l’après-midi sur la culture ou l’histoire danoise.

Je trouve que cette école d’été est bien organisée, et que c’est à la portée de tout le monde. Le but est d’avancer et de s’améliorer en danois, de comprendre et apprécier la culture de ce pays. Il n’y a pas de stigmatisation par rapport ton niveau, tu peux avoir un niveau avancé ou pas, tout le monde est le bienvenu.

Je trouve que cette expérience peut permettre d’avoir une approche plus vivante avec la langue et la culture, puisque durant cette période les étudiants sont en contact avec la langue et ils la pratiquent de manière active.

Je pense que j’aimerai revenir l’année prochaine pour améliorer mon niveau et me préparer à l’Erasmus. Cette expérience a été une des plus importantes de ma vie, d’une part pour comprendre ce que j’aimerais bien faire après mes études, et d’autre part au niveau culturel et personnel. Cette école d’été peut t’aider à connaître le Danemark, mais aussi approfondir tes connaissances sur les autres cultures du monde, puisqu’il y a des étudiants qui viennent de plein de pays différents.

Deux semaines à Kristiansand

Par Camille Lickel

Au 4ième semestre en licence langues et interculturalité, chaque étudiant doit effectuer un séjour linguistique qui participera à la validation de son semestre. Apprenant le norvégien en langue C, j’avais donc très envie de découvrir la Norvège. Je me suis donc inscrite pour un cours d’été de deux semaines à l’université d’Agder à Kristiansand en Norvège.

Premièrement un des gros avantages de ce séjour a été son prix : 95€ les deux semaines, l’hébergement, les cours et les excursions incluses. Il restait à payer la nourriture sur place et le trajet aller-retour Strasbourg-Kristiansand.

Un petit conseil : même si le séjour n’est pas très cher en lui-même, la vie en Norvège est extrêmement chère (Comme un billet de bus à 5€, un paquet de pâtes à 3€, une bière dans un bar entre 7 et 10€ …) alors n’hésitez pas à mettre de l’argent de côté pendant votre deuxième année !

Pour le trajet jusqu’à là-bas, nous avons pris avec une amie un pass Interrail. Nous sommes partis de Strasbourg jusqu’à Hirtshals au Danemark en train, et de Hirtshals nous avons pris le ferry jusqu’à Kristiansand. C’était long mais c’est ça aussi le voyage. Le pass est aussi valable en Norvège donc vous pouvez l’utiliser pour aller visiter d’autres villes comme Stavanger ou même Oslo !

Les thèmes des cours ainsi que les activités étaient très variés en passant par la littérature, la culture, la linguistique ou encore l’histoire. Il était obligatoire d’avoir au moins deux ans de norvégien derrière soi et pour cause : tous les cours étaient en norvégiens sachant qu’un essaie écrit et une présentation orale sont demandés à la fin du séjour sur un sujet libre en rapport avec la Norvège, les deux en norvégien bien évidemment ! A noter qu’il n’y a pas de cours de langue comme de la grammaire ou de la conjugaison. Ce n’est pas un séjour où l’on « apprend » la langue, c’est un séjour où on est déjà censé comprendre suffisamment la langue pour apprendre plein de choses sur le pays, sa langue, son histoire et sa culture. J’insiste vraiment sur ce point car je l’avais moi-même au début mal compris.

Mais ne vous inquiétez pas car si vous n’êtes pas sûrs de votre niveau, ce séjour vous fera progresser dans tous les cas !

Les professeurs/accompagnateurs étaient très sympathiques et une très bonne ambiance de groupe se dégageait dans l’été le plus chaud depuis 70 ans en Norvège ! Le cadre est magnifique, Kristiansand se trouve à la mer dans le Sørlandet qui est une très belle région située dans le sud du pays, pendant vos weekends de libre n’hésitez pas à aller visiter la ville, vous promener dans les alentours ou même prendre le bateau pour visiter l’une des nombreuses îles autour !

L’université est très moderne et se trouve à environ 15/20 minutes à pied des logements étudiants. D’ailleurs en parlant de logement, nous avions une chambre individuelle, et nous partagions la salle de bain et la cuisine avec une autre personne.

Ce séjour a été court mais intense, ne vous fiez pas au fait qu’il dure « seulement » deux semaines car c’est largement suffisant pour découvrir et en apprendre énormément sur le pays ! Je ne peux que recommander et vous encourager à vous inscrire si vous avez envie d’une première expérience inoubliable dans l’un des pays les plus heureux au monde !

Mon séjour linguistique en école d’été à Helsingør

Par Lorraine Bolzinger

Par où commencer ? Le cadre, peut-être… Bon, inutile de te faire un exposé sur la ville de Helsingør, il suffit dans un premier temps de te dire que c’est dans cette ville que se situe le Kronborg slot (le château de Hamlet où se trouve par ailleurs une statue de Holger Danske, protecteur du royaume de Danemark), qu’il y a la mer et la plage (que dis-je, des plages), la Suède à deux pas et que… Voilà, c’est à peu près tout. Ah, et la bibliothèque est chouette. Tu auras sans aucun doute l’occasion de la visiter et même peut-être d’y acheter de vieux livres (une très bonne occasion qui soulagera ton porte-monnaie, dans ce pays où une bouteille d’eau de 750ml peut coûter plus de trois euros).

Mais dans cette ville, et plus précisément sur le seul relief du Danemark (une petite colline), se trouve IPC (International People’s College ou Den internationale højskole), une école internationale, donc, où le mot d’ordre est « paix ». Vraiment. Un peu bisounours, pour certains, l’état d’esprit de l’équipe pédagogique et du personnel pourra éventuellement te surprendre.

Ci-dessous, tu trouveras une petite liste d’info pratiques qui te servira si tu comptes participer à ce cours d’été (elle ne concerne que IPC, car je ne peux pas savoir ce qui se fait ailleurs). A ton arrivée, tu recevras tes clés de chambre et une enveloppe contenant une carte de la ville, l’emploi du temps des trois semaines (sous réserve de modifications) ainsi qu’une petite brochure de l’école, bien pratique car tu y trouveras des informations relatives à l’école, à son fonctionnement et à ton séjour. Parce que je trouve que c’est important, je me permets de te laisser quelques détails que contient cette brochure :

  • Chambre et salle d’eau : à moins que tu aies payé pour avoir ta propre chambre, tu devras partager cet espace avec une autre personne. Chacune ayant son adorable petit lit grinçant. La chambre comprend des placards (suffisamment, à mon humble avis). Chaque chambre double est regroupée avec une chambre simple, à elles deux elles forment un « îlot » qui possède un cabinet de toilettes et une salle d’eau. Oh, et c’est à vous trois que revient la responsabilité de faire le ménage (du matériel est disponible dans chaque couloir) ;
  • Linge : environ à la moitié ton séjour, tu auras la possibilité d’échanger tes draps et tes serviettes de toilette usagés contre des draps et serviettes propres (tu n’auras pas à payer pour ça) et ce sera clairement annoncé, pas de souci à te faire ;
  • Lessive : tu as la possibilité de faire des lessives sur place mais pour cela, tu devras récupérer une carte (payante) au bureau. A titre d’information, les cartes sont à 45 couronnes, et une lessive coûte 15 couronnes. L’idéal est donc de partager les cartes à plusieurs, voire de grouper les lessives, s’il n’y a pas grand-chose à laver (ou d’emporter suffisamment de vêtements pour les trois semaines pour les plus économes d’entre nous) ;
  • Repas : variés et riches, il existe une « alternative » végétarienne et aussi vegan au menu.


Pour le reste, voici une liste de choses que tu seras libre de juger comme étant positives ou négatives, voire neutre :

  • La durée des repas est plutôt courte (30 minutes le matin et le midi, 45 minutes le soir) ;
  • Il y a … des devoirs (argh ! hvorfor ??) pour te rappeler que ce ne sont pas des vacances, parce que ce n’est pas toujours évident ;
  • Une salle commune où tu peux retrouver tes amis (ou juste des gens) pour discuter, faire tes devoirs ou jouer. Ou bien profiter du café et du thé en libre-service ;
  • Comme je le disais plus haut, l’école se trouve sur une colline, ce qui est parfois ennuyeux, à 30 minutes des plages, 5 minutes d’un cinéma et plus ou moins 20 minutes de la plupart des magasins ;
  • J’avais emporté un imperméable car je me disais que le Danemark sans pluie c’était comme… Enfin, tu vois. Mais, à mon plus grand désespoir, il n’a pas cessé de faire beau. Enfin, il a plu de manière éparse pendant trois jours. Trois jours sur vingt, c’est misérable ;
  • L’équipe pédagogique et le personnel sont chaleureux et bienveillants ;
  • Tu es forcé.e de suivre des cours magistraux/conférences (au moins une chaque après-midi, sauf le weekend). C’est obligatoire mais cela peut s’avérer instructif et, parfois, intéressant.
  • Grâce à ton trousseau de clés, tu pourras explorer la ville à toute heure, dès que l’envie t’en prendras. Tu pourras ainsi aller sur l’une des plages de la ville, par exemple pour voir le soleil se lever ou se coucher ou tout simplement pour te baigner. Si le temps est le même que celui que nous avons eu, l’eau pourrait même être bonne, voire bouillonnante.
  • Les gens. Bon que dire là-dessus ? tu rencontreras beaucoup de personnes de pays très différents (ou pas si différents que ça). Peut-être que des polonais te feront écouter de vieilles chansons, que tu feras un cache-cache avec des russes ou tout simplement que tu te feras de très bons amis. Et peut-être que d’autres personnes t’ennuieront, c’est la vie.

Voilà pour la liste, j’oublie sûrement des choses mais à toi de découvrir le reste. Si le programme ne change pas d’ici l’année prochaine, tu auras certainement l’occasion de visiter ces endroits : vaguement et vite fait Copenhague (tu auras plus de temps libre que de temps de visite guidée), la région du Nord-Sjælland : Gilleleje, le village de pécheurs ; le Frederiksborg slot, « Versailles danois », à Hillerød qui abrite le musée national d’histoire danois ; ou encore Louisiana, le musée d’art moderne.

Les weekends, ou dès que tu as du temps libre, tu peux très bien aller à Copenhague (40 minutes en train, s’il y a des trains) ou ailleurs, à toi de voir. Tu pourrais aussi avoir envie d’aller au cinéma où tu peux voir des films danois avec sous-titres danois (ce qui est vraiment pratique pour se raccrocher à ce qu’on connaît ; ça m’a permis de comprendre un film). Mais, le cas échéant, prépare-toi à pleurer du sang car un ticket de cinéma coûte, dans le meilleur des cas, à peu près 12/13€.

Passer ces trois semaines en école d’été, ça a été pour moi (et pour beaucoup d’autres, sinon tous) une expérience positivement bouleversante, le genre d’expérience qui change ta vie, ta vision du monde et des autres (au moins un petit peu, je t’assure). C’est pourquoi je voulais t’en parler mais sans trop t’en dire, avoir des attentes n’étant jamais vraiment idéal. En ce qui me concerne, je n’en avais pas, ça a été d’autant plus marquant. En arrivant là-bas, je ne savais tellement pas à quoi m’attendre (ce qui ne sera peut-être pas ton cas, après la lecture de cet article) que j’ai été légèrement surprise mais pas déçue. Si tu décides de tenter cette expérience, c’est tout ce que je te souhaite. Ah, et tu peux être certain.e de quitter IPC avec la douce satisfaction d’avoir amélioré ton danois (ce qui est, à la base, un peu le but d’un séjour linguistique).

La vie et les études au département

Par Camille Lickel

Lorsque je suis arrivé à la fac et ai découvert le département scandinave, ça a été un vrai « coup de foudre ». J’ai aimé l’ambiance, les cours ainsi que la proximité entre les professeurs et les étudiants.

Lorsqu’on toque à la porte du département, il y a toujours quelqu’un pour vous accueillir et toujours avec le sourire, on peut y trouver Thomas, Signe, Annika, Trine, Karine et bien d’autres car oui ici on peut appeler les professeurs par leur prénom et les tutoyer !

Chaque année, à la période de Noël, le département organise une petite fête de noël où chacun peut ramener quelque chose fait maison, où l’on chante des chants traditionnels scandinaves et en guise de « cadeaux » les professeurs amènent des DVD ou livres en version originale que les étudiants peuvent emmener à la maison.

Etant donné que je suis en licence langue et interculturalité – ensemble germanique, je n’ai que le « tiers » de mes études qui sont scandinaves, c’est-à-dire qu’à chaque semestre j’ai ma langue C qui est le norvégien, 3 ou 4h en fonction des semestres, ainsi qu’un cours qui peut traiter soit de la culture, de la politique ou de la littérature nordique. Ce cours change également en fonction des semestres.

Mon impression au niveau des cours, c’est que les professeurs se concentrent sur le positif que ce soit à l’oral, dans une copie ou dans l’apprentissage en général, ça motive énormément ! Aussi, dans les cours, la discussion est très présente.

Enfin, je dirai que tout cet ensemble m’a donné envie de continuer sur cette voie nordique et de carrément faire un séjour linguistique cet été ainsi que de partir en Erasmus en Norvège pour ma troisième année !

Alors un conseil : si les licences nordique ou langues et interculturalité – ensemble germanique vous intéressent, n’hésitez plus et venez !

Mon Erasmus à Bergen, Norvège

Par Marieke van Mourik

L’Erasmus n’est pas du tout comme vous l’imaginez surtout dans les pays nordiques. Pour commencer l’enfer des papiers à signer et à rendre dans des délais parfois un peu poussés ou encore la durée du soleil qui est totalement différente de la France va vous dérégler un peu. Si vous arrivez en janvier comme je l’ai fait, le soleil se lèvera à 10h et se couchera à 15h mais vous allez voir les jours se rallonger au fur et à mesure ce qui est une expérience unique surtout avec l’arrivée de Juin où les nuits ne sont même plus noires.

L’Erasmus est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie puisqu’on rencontre tellement de personnes de différentes nationalités, avec des cultures différentes qui vont vous marquer à vie. Outre les papiers à faire imprimer, signer et scanner, j’ai beaucoup aimé Bergen. Les paysages sont à couper le souffle, les randonnées intenses mais qui donnent une vue imprenable sur Bergen. En effet, il y a les 7 montagnes soeurs dont 5 que j’ai fait qui donnent sur Bergen et sur la mer. J’ai rencontré des personnes incroyables que je suis certaine de revoir un jour dans ma vie. La seule chose qui est dommage avec les étudiants Erasmus, moi y compris, c’est qu’on a tendance à rencontrer des gens avec qui on peut communiquer facilement (anglais, allemand, français, néerlandais, etc…). Mais j’ai tout de même rencontré un bon nombre de norvégiens que je qualifierai de « licorne ». Je vous explique. Les jeunes Norvégiens sont des personnes qui ne sont pas facilement accessibles socialement si ils ne sont pas en état total d’ébriété (sans faire de stéréotype). Et si vous allez à Bergen spécifiquement, la vie nocturne est très très très spéciale (je vous laisse ce suspens). Du coup, les quelques norvégiens que j’ai rencontré, dont un originaire de mon village natale de Haugesund, sont des « licornes » qui veulent absolument rencontrer de nouvelles personnes, de nationalités différentes et font l’effort (si on le demande) de parler en norvégien avec nous.

En ce qui concerne les cours, vous n’allez pas être débordé. Cela ressemble beaucoup à des longs weekend où de temps en temps vous devez aller en cours. Personnellement, j’avais 12 heures de cours par semaine sur 2 jours. Les cours sont assez difficiles surtout quand vous ne comprenez pas toujours tout. Mais avec les cours de langues vous allez progressé beaucoup plus vites que vous ne l’imaginez puisqu’ils parlent uniquement en norvégien.

Vous allez pleurer deux fois comme je l’ai fait. En arrivant, parce que vous ne connaissez personne, vous êtes seuls, vous êtes loin de chez vous, dans l’inconnu. Puis en partant, puisque vous quittez votre famille Erasmus, vous partez avec des souvenirs pleins la tête, des milliers de photos et un retour à la réalité.

Je vous conseille fortement de le faire si vous voulez progresser dans la langue et surtout si vous voulez vous couper un peu du monde.

Voyage d’études au Danemark – Vikingeskibsmuseet

Par François Anastacio

Lors de nos pérégrinations au Danemark sur l’île de Sjælland nous avons prit une journée pour visiter la ville de Roskilde. Il y a deux intérêts particuliers à Roskilde. La cathédrale accueille le repos dans des tombeaux monumentaux de tous les régnants successifs du Royaume. Le musée des bateaux vikings se trouve lui sur le bord du fjord.

L’histoire du musée commence en 1962 quand 6 épaves de bateaux sont sorties des eaux du fjord. Ils sont baptisés « Skuldelev » du nom du village le plus proche, à 20 km au nord de Roskilde. Ces épaves très partielles sont étudiées par la suite : deux constats arrivent vite, d’une part le « Skuldelev 4 » est en réalité un morceau du « Skuldelev 2 », d’autre part ces épaves remontent au XIe siècle, généralement autour de 1030-1050. Une période de l’histoire maritime alors mal connue.

Après l’études des épaves, les chercheurs se sont lancés dans l’archéologie expérimentale et ont reproduit chacun des 5 navires. Ce sont ces reproductions qui intéressent le plus la visite guidée car elles procurent la sensation de naviguer comme les vikings de l’époque. Mais l’archéologie expérimentale a fait bien plus pour les connaissances scientifiques, l’archéologue danois et premier directeur du chantier naval du musée, Ole Crumlin-Pedersen (décédé le 12 Octobre 2011), s’est imposé grâce aux Skuldelev comme le plus grand spécialiste de la navigation de la période historique des navires vikings (VIIIe-XIe siècles).

Les Skuldelev sont les témoins d’une « spécialisation » des navires. Les Skuldelev démontrent qu’il y a deux types de navires :

Le premier type de navire est le « knörr », le navire marchand. Ces navires sont « rond », la courbure de l’armature rend sensible cet adjectif. Les bateaux sont larges. Le Skuldelev 1 a une largeur de 4,8 m pour une longueur de 16 m, le Skuldelev 3 est lui large de 3,3 m et long de 14 m. Enfin le Skuldelev 6 a une largeur de 2,5 m pour une longueur de 11,2 m. Ces navires marchands sont les « petites-mains » qui parcouraient les mers du Nord entre les localités scandinaves, allemandes, françaises, etc, pour approvisionner les marchés. Une poignée de navigateurs est requise pour la conduite.

Le second type de navire est le « long-bateau », langskib, le navire de guerre des récits. Son nom veut tout dire, le Skuldelev 2 mesure ainsi 30 mètres de long pour la mince largeur de 3,8 mètres. Et le Skulddelev 5 mesure quant à lui 17,3 m de long pour 2,5 de large. Ces langskibe devaient transporter de 30 à 80 personnes. Un intervalle non anecdotique, cela doit être le nombre d’hommes des bandes armées qui sillonnent les Îles Britanniques et la France durant la « période viking ».

Mais mieux encore que montrer la spécialisation des bateaux, les Skuldelev témoignent des différences entre les navires, aucun n’est pareil, ils ont tous, même entre langskib et entre knörr, des dimensions uniques.