Savoirs dans l'Espace Anglophone : Représentations, Culture, Histoire - Search - UR 2325 - Faculté des langues - Université de Strasbourg https://langues.unistra.fr fr Savoirs dans l'Espace Anglophone : Représentations, Culture, Histoire - Search - UR 2325 - Faculté des langues - Université de Strasbourg Sat, 04 Dec 2021 23:31:06 +0100 Sat, 04 Dec 2021 23:31:06 +0100 TYPO3 EXT:news news-1807 Thu, 09 Dec 2021 09:00:00 +0100 Journées d’études "Contemporary Ruins/Les ruines contemporaines" https://langues.unistra.fr/de/search/actualites/actualite/news/journees-detudes-contemporary-ruinsles-ruines-contemporaines/ « Les Ruines contemporaines »

9 et 10 décembre 2021

Université de Strasbourg

Manifestation organisée avec le soutien de la MISHA, l'UR SEARCH, l'UR Mondes germaniques et nord-européens, le CHER,  la HEAR et l'IUF.

Invités d'honneur confirmés: Isabelle Hayeur (photographe, Canada) et Miles Orvell (américaniste et historien de la photographie, Temple  University, Philadelphie)

Comité d'organisation: Emmanuel Béhague, Gwen Cressman, Hélène Ibata, Monica Manolescu

Programme


L’association du paysage et de la ruine est aussi ancienne que l’idée de paysage elle-même. Tantôt source de nostalgie, tantôt source de plaisir esthétique et de créativité, la ruine a longtemps été associée à une idée d’équilibre entre nature et culture (Simmel), ainsi qu’aux cycles de l’histoire. Ses transformations esthétiques au cours des siècles ont reflété les tensions entre la temporalité humaine et celle du monde naturel, tout en proposant des résolutions changeantes à ces dernières. Tandis que la mode du pittoresque permit pendant de nombreuses décennies d’intégrer les vestiges des civilisations disparues dans un cadre naturel harmonieux, en en faisant un motif visuel agréable bien que teinté de nostalgie, et que les romantiques virent dans le motif du fragment un moyen d’articuler forces destructrices et forces créatrices, le potentiel esthétique de la ruine et la fascination qu’elle continue d’exercer deviennent aujourd’hui davantage problématiques. Cela est d’autant plus le cas que le motif de la destruction ne s’inscrit plus uniquement dans les constructions humaines, mais dans les milieux naturels eux-mêmes, ruinés par l’action industrielle, incapables de proposer une image de permanence en contrepoint à l’histoire de l’humanité ou de nous promettre une reconquête végétale comme c’était le cas dans la ruine pittoresque. Devant la difficulté d’un jeu esthétique avec ces vestiges du monde naturel, de nouvelles modalités de représentation voient le jour. Tandis que certains artistes font le choix de confronter le spectateur à un monde défiguré, irrémédiablement blessé ou insidieusement pollué (on pense aux britanniques Keith Arnatt, Tacita Dean, Jane et Louise Wilson, à la canadienne Isabelle Hayeur, aux allemands Jordi Antonia Schlösser et Thomas Struth, et à l’autrichienne Lois Hechenblaikner), d’autres s’interrogent sur la possibilité d’un regard esthétisant sur les mutations paysagères de l’ère industrielle (les travaux du britannique Darren Almond, ou des photographes américains Robert Adams, Lewis Baltz, ou encore Richard Misrach, s’intéressent ainsi aux inscriptions de l’activité industrielle, minière et pétrolière).

Nos deux journées d’études ont pour objectif d’examiner la signification de la ruine dans la création artistique contemporaine, tout en s’interrogeant sur la façon dont la pensée du paysage peut évoluer pour intégrer la figure de la destruction environnementale.  L’artiste peut-il/elle comme par le passé se saisir des ruines du monde pour s’y ressourcer, pour y trouver les fragments de nouvelles compositions, ou doit-il/elle inévitablement nous rappeler à la réalité en nous confrontant à une nature meurtrie, envahie par les signes d’une présence humaine destructrice ? Comment la pensée esthétique du paysage peut-elle articuler ou être associée à une réflexion plus éthique sur la responsabilité de l’humanité dans la crise environnementale actuelle ? Telles seront les questions évoquées lors de ces journées d’études.

Les réflexions pourront porter sur les ruines industrielles et minières, les milieux naturels dégradés, le Land Art, ou encore l’art in situ et son utilisation d’espaces en friche ou en réhabilitation, conçus en tant que pratiques ou vus au travers de supports artistiques comme la photographie, la vidéo ou la peinture. Elles pourront également s’intéresser à la pensée du paysage, dans sa dimension esthétique, mais aussi géographique ou politique.

 

Références

Dillon, B. (ed.) (2011): Ruins: Documents of Contemporary Art. London: Whitechapel Gallery.

Dillon, B. (2014): Ruin Lust. London: Tate Gallery Publishing.

Hell, J. and A. Schönle (eds.) (2009): Ruins of Modernity. Durham, North Carolina: Duke University Press.

Macaulay, R. (1953): The Pleasure of Ruins. London: Weidenfeld & Nicolson.

Makarius, M. (2011): Ruines. Paris: Flammarion.

Orvell, Miles (2021): Empire of Ruins. American Culture, Photography, and the Spectacle of Destruction. Oxford, Oxford University Press.

Simmel, G. ([1911] 1958): “The Ruin”, in “Two Essays”, The Hudson Review, vol. 11:3/Autumn 1958, pp. 371-385.

Stewart, S. (2020): The Ruins Lesson: Meaning and Material in Western Culture. Chicago: University of Chicago Press.

 

 

“Contemporary Ruins”

 December 9-10, 2021

 University of Strasbourg

Organized with the support of MISHA, UR SEARCH, UR Mondes germaniques et nord-européens, CHER,  HEAR and IUF.

Confirmed keynote speakers: Isabelle Hayeur (photographer, Canada) and Miles Orvell (professor of American studies and  historian of photography, Temple University, Philadelphia)

Organizers: Emmanuel Béhague, Gwen Cressman, Hélène Ibata, Monica Manolescu

Program

 

The combination of landscape and ruin is as old as the idea of landscape itself. At times a source of nostalgia, at other times a source of aesthetic pleasure and creativity, the ruin has long been associated with the idea of balance between nature and culture (Simmel), as well as with the cycles of history. Its aesthetic transformations through time have reflected the tensions between human temporalities and those of the natural world, while offering changing responses to the latter. In the late eighteenth century, the fashion for the picturesque made it possible to blend the vestiges of past civilisations within harmonious natural settings, using them as agreeable visual motifs – albeit filled with nostalgia. Romantic artists saw the motif of the fragment as a means to articulate destructive and creative forces.  Today, however, the aesthetic value of the ruin, and the fascination it continues to exert, have become more problematic. This is all the more the case as the motif of destruction is no longer to be found exclusively in human constructions, but in natural environments themselves, ruined by industrial action, unable to offer an image of permanence as a counterpoint to the history of humanity or of promising the return to a natural state as was the case with the picturesque ruin. As the vestiges of the natural world resist the possibility of aesthetic play, new modalities of representation are emerging. While some artists choose to confront the viewer with an irreparably damaged or insidiously polluted world (British artists Keith Arnatt, Tacita Dean, Jane and Louise Wilson, Canadian photographer Isabelle Hayeur, as well as German artists Jordi Antonia Schlösser and Thomas Struth come to mind), others question the possibility of an aesthetic assessment of the landscape mutations of the industrial era (as is the case in the work of British artist Darren Almond, or American photographers Robert Adams, Lewis Baltz and Richard Misrach, who record the lasting inscriptions of industrial, mining and petroleum activities).

Our symposium aims to examine the meaning of ruin in contemporary art, while questioning the possible evolution of aesthetic reflection about landscape in order to encompass environmental destruction. Can the artist, as in the past, find inspiration in the ruins of the world, and see in them the fragments of new compositions, or should they inevitably remind us of reality by confronting us with a bruised natural world, pervaded by the signs of a destructive human presence? How can aesthetic reflection about landscape articulate or be associated with a more ethical assessment of humanity’s responsibility in the current environmental crisis? These are the questions that will be explored during this symposium.

Presentations can focus on industrial and mining ruins, degraded natural environments, Land Art, or site-specific art and its use of wastelands or transitional territories, conceived as practices or seen through artistic media such as photography, painting or video. They may also examine the changing theory of landscape, in its aesthetic, but also geographical or political dimension.

 

References

Dillon, B. (ed.) (2011): Ruins: Documents of Contemporary Art. London: Whitechapel Gallery.

Dillon, B. (2014): Ruin Lust. London: Tate Gallery Publishing.

Hell, J. and A. Schönle (eds.) (2009): Ruins of Modernity. Durham, North Carolina: Duke University Press.

Macaulay, R. (1953): The Pleasure of Ruins. London: Weidenfeld & Nicolson.

Makarius, M. (2011): Ruines. Paris: Flammarion.

Orvell, Miles (2021): Empire of Ruins. American Culture, Photography, and the Spectacle of Destruction, Oxford, Oxford University Press.

Simmel, G. ([1911] 1958): “The Ruin”, in “Two Essays”, The Hudson Review, vol. 11:3/Autumn 1958, pp. 371-385.

Stewart, S. (2020): The Ruins Lesson: Meaning and Material in Western Culture. Chicago: University of Chicago Press.

 

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news-2488 Fri, 19 Nov 2021 14:10:09 +0100 Appel à communications - Les Recueils de formes poétiques courtes dans les îles Britanniques à la Renaissance : assemblage, construction, agencements Strasbourg (France), 18-19 novembre 2022 https://langues.unistra.fr/de/search/actualites/actualite/news/appel-a-communications-les-recueils-de-formes-poetiques-courtes-dans-les-iles-britanniques-a-la-re/ Les Recueils de formes poétiques courtes dans les îles Britanniques à la Renaissance :

assemblage, construction, agencements

Strasbourg (France), 18-19 novembre 2022

Colloque organisé par l’Université de Strasbourg et University College London

 

Conférences plénières :

Michelle O’Callaghan (University of Reading)

Michael Bath (University of Strathclyde / University of Glasgow)

 

Dans un certain nombre d’études récentes, la première modernité anglaise est décrite comme l’époque des miscellanies, selon le terme privilégié par la critique anglophone, dont le sens excède celui, plus restreint, d’anthologie ou même de « miscellanées ». Si l’on peut déceler une pratique de l’assemblage dans une grande variété de textes, les formes poétiques courtes semblent toutefois particulièrement propices à l’agrégation, en raison notamment de leur taille, voire de la nécessité d’économiser le papier. On retrouve ainsi dans ces formes une tendance à l’accrétion et à la constitution d’unités plus longues, que ce soit dans les manuscrits ou les ouvrages imprimés. C’est à ce processus d’accrétion, ses limites, ses contextes, ses raisons d’être et ses effets que ce colloque s’intéressera, afin de problématiser la notion de forme courte et d’interroger sa pertinence dans un tel contexte. Il s’agira de déterminer si on peut considérer que les poèmes ainsi regroupés constituent le paradigme d’une Renaissance qui serait caractérisée par la pratique de l’assemblage d’éléments hétéroclites.

Le regain d’intérêt pour les miscellanies lyriques a tout particulièrement favorisé l’émergence de nouvelles hypothèses concernant les processus historiques et sociaux d’obtention, de sélection et d’assemblage de courtes pièces poétiques. Ces hypothèses mettent en avant la nécessité de comprendre les environnements sociaux (les coteries, la cour, les « Inns of Court », le foyer, les réseaux d’échanges commerciaux etc) dans lesquels ces opérations étaient menées, mais aussi d’identifier quels ont été les rôles respectifs d’une grande diversité d’acteurs (parmi lesquels on trouve les auteurs, les traducteurs, les imprimeurs, les libraires, les lecteurs et les mécènes) dans la compilation, la construction et la mise en livre de recueils, et éventuellement de circonscrire les intentions qui motivaient de telles activités. Les interactions entre différents genres et formes poétiques (par exemple entre poèmes lyriques et libelles versifiés)  ont également été soulignées.

Certaines études, d’orientation plus formaliste, insistent quant à elles sur les procédés textuels, péritextuels et paratextuels employés afin d’organiser les poèmes et de suggérer des liens, ou du moins une certaine continuité, entre eux. L’unité de l’œuvre, plutôt qu’une exigence à l’aune de laquelle la valeur littéraire de l’ensemble est établie, devient un effet potentiel du processus de lecture en tant qu’il est déterminé par un certain nombre de procédés formels. On peut aussi bien penser aux procédés de cadrage textuels, péri- et paratextuels qu’aux effets de suture sémantique ou formelle qui relient les poèmes (ou certains d’entre eux) au sein des recueils : on pense notamment aux phénomènes tels que les couronnes de sonnets, la reprise de rimes d’un poème à l’autre, la répétition de topoï, ou bien les références intertextuelles, etc. Ces procédés structurels sont parfois transposés du niveau des microstructures (celles du poème) à celui des macrostructures (l’agencement du recueil), et inversement.

Le colloque poursuivra cette investigation des recueils de formes courtes composés dans les îles britanniques au cours de la première modernité en s’intéressant aux poèmes lyriques, mais aussi aux autres genres comme les épigrammes, les emblèmes, la poésie satirique, etc. Sont particulièrement encouragées les contributions qui traiteront des interactions entre différents types de recueils. 

 

Les communications pourront porter, entre autres, sur les thématiques suivantes :

  • – les recueils d’épigrammes
  • – les livres d’emblèmes
  • – les recueils de poésie lyrique
  • – les libelles versifiés
  • – les poèmes courts rassemblés dans d’autres types de recueils
  • – la poésie néo-latine écrite dans les îles Britanniques
  • – les traductions partielles ou intégrales de recueils de formes courtes en anglais
  • – les modèles de mise en forme de recueils
  • – l’agencement spatial des poèmes sur la page et sa signification, l’apparence visuelle de la page
  • – la notion de « miscellaneous order » (Angus Vine), les ordonnancements aléatoires (ou revendiqués comme tels), et la manière dont ce type d’organisation est conceptualisé
  • – la comparaison des modes d’organisation de différents recueils, notamment entre divers genres (lyrique, épigrammatique, emblématique, …)
  • – les métaphores utilisées pour se référer à la collecte et à l’agencement des poèmes, tout particulièrement celles (bien connues des rhéteurs) qui évoquent la nature (butinage, cueillette, greffe et autres métaphores horticoles…)
  • – les fondements culturels et épistémologiques de l’élaboration de recueils de formes courtes
  • – la culture des lieux communs
  • – variété et copia
  • – l’organisation du savoir

 

 Les propositions de communication (300 mots maximum pour des exposés de 25 minutes au maximum), accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique,  devront parvenir aux adresses suivantes pour le 31 mars 2022 : emiliejehl@unistra.fr et c.stamatakis@ucl.ac.uk. Pour plus d’informations, voir makingshortversecollections.wordpress.com

 

Comité d’organisation : Cezara Bobeica (Université de Strasbourg), Emilie Jehl (Université de Strasbourg), Chris Stamatakis (University College London), Rémi Vuillemin (Université de Strasbourg)

 

Ce projet de recherche est financé par le programme IdEx (Initiative d’Excellence) de l’Université de Strasbourg, ainsi que la bourse ‘Espoirs de l’Université de Strasbourg’.

Making Short Verse Collections

Strasbourg (France), 18-19 November 2022

Organised by Université de Strasbourg and University College London

 

Confirmed keynote speakers:

Prof. Michelle O’Callaghan (University of Reading)

Prof. Michael Bath (University of Strathclyde / University of Glasgow)

 

Recent studies have described early modern England as an age of miscellanies. Miscellaneity applies to all sorts of textual collections, but short verse in particular seems to invite gathering for reasons of size and possibly because of the need not to waste paper. It therefore tends to accrete and constitute longer units both in manuscript and print. It is on this process of accretion, its limits, its contexts, its reasons and its effects, that this conference will focus, considering whether the notion of short verse does indeed make sense in that context, and if the collected short poem must be seen as the very embodiment of what could be called a miscellaneous Renaissance.

The renewal of interest in lyric miscellanies, in particular, has allowed new hypotheses to emerge about the distinctly historical and social processes of obtaining, choosing and gathering together short poems. They have stressed the need not only to understand the networks and social environments (the coteries, the court, the Inns of Court, the household or the business networks) in which such operations were conducted, but also to identify the respective roles of a wide array of agents including authors, translators, printers, booksellers, readers, and patrons in compiling, building, and framing collections, and their purposes in doing so. The interactions between different genres or forms of poem have also been pointed out (e.g. lyrics and verse libels).

More form-oriented studies have insisted on the textual, peritextual and paratextual devices used to organise the poems and suggest connections or continuities between them. Unity is an effect of reading that can only be achieved when those devices have the potential to shape the reading process. This applies to overall framing devices as well as to patterns that produce groupings or binding effects, connecting the poems (or some of them) within collections: such phenomena as coronas, rhyme-links from one poem to the next, the repetition of topoi, linking motifs as well as intertextual references etc. Such structuring devices sometimes tend to be transferred from microstructures (structuring effects at the level of the poem) to macrostructures (the structuring of the collection), and vice versa.

 This conference will further pursue these investigations of short verse collections written in the British Isles in the early modern period by considering not just lyrics, but also other short-verse genres and forms such as epigrams, emblems and verse libels etc. Approaches across different types of collection are particularly encouraged.

 

Topics may include (but are not restricted to):

  •  epigram collections
  • emblem books
  • lyric collections
  • verse libels
  • collected short verse within other types of collection
  • Neo-Latin verse written in the British Isles
  • partial or full translation of short verse collections into English
  • models and precedents for ordering poems
  • the spatial arrangement of poems on the page and its meaning, the visual appearance of the page
  • miscellaneous and random order (and the way such ‘order’ is conceptualised)
  • the comparison of the modes of organisation of different collections, possibly across different genres (the lyric, the epigram, the emblem…)
  • metaphors for ordering of poems, especially as connected to discourses on nature (nectar-gathering, flower-picking, cultivation, grafting…)
  • the cultural and epistemological underpinnings of making short verse collections
  • the culture of commonplacing
  • variety and copia
  • knowledge organisation

 

Please send 300-word abstracts for 25mn presentations, as well as a short bio-bibliographical note, to emiliejehl@unistra.fr and c.stamatakis@ucl.ac.uk by 31 March 2022. For more, see makingshortversecollections.wordpress.com

 Organising committee: Cezara Bobeica (Université de Strasbourg), Emilie Jehl (Université de Strasbourg), Chris Stamatakis (University College London), Rémi Vuillemin (Université de Strasbourg)

 

This research project is funded by the University of Strasbourg’s IdEx (Initiative d’Excellence) program, and the ‘Espoirs de l’Université de Strasbourg’ grant.

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news-2468 Fri, 19 Nov 2021 14:00:00 +0100 Soutenance de thèse de Sibylle Doucet, 19 novembre 2021 https://langues.unistra.fr/de/search/actualites/actualite/news/soutenance-de-these-de-sibylle-doucet-19-novembre-2021/
Sibylle Doucet soutiendra sa thèse intitulée intitulée :

“Literature Without Borders” – the Poetics and Politics of Passage in Philip Pullman's Multiverse Ensemble
(Direction : Sophie Mantrant)

le vendredi 19 novembre à 14h en salle Ourisson à l'Institut Le Bel.

Le jury est composé de
Sophie Mantrant (MCF HDR, Université de Strasbourg, directrice)
Virginie Douglas (MCF HDR, Université de Rouen, rapporteuse)
Rose-May Pham-Dinh (Pr., Université Paris XIII, rapporteuse)
Christian Gutleben (Pr., Université Côte d'Azur)
Monica Manolescu (Pr., Université de Strasbourg)

La soutenance sera suivie d'un pot dans la salle attenante à la salle Ourisson, auquel vous êtes également convié.e.s.
(En accord avec les mesures sanitaires en vigueur, les invité.e.s du pot devront être muni.e.s d'un pass sanitaire)

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news-1812 Thu, 25 Mar 2021 10:13:54 +0100 « Ut pictura poesis » - Enregistrement et compte-rendu de la journée d’études https://langues.unistra.fr/de/search/activites/activites-passees/2020-2021/journee-detudes-ut-pictura-poesis-faire-dialoguer-le-texte-et-limage-dans-les-mondes-anglophones-de-1500-a-1800-enregistrement-et-compte-rendu/ Ci-dessous vous trouverez l'enregistrement de la journée d’études « Ut pictura poesis », organisée par Cezara Bobeica, Émilie Jehl, Pierre Le Duff et Fabrice Schultz le 20 mars 2021 :

https://bbb.unistra.fr/b/le--78c-onn-8u4

Compte-rendu le 15 juin 2021 :

https://carnet1718.hypotheses.org/274

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news-1725 Wed, 17 Feb 2021 16:04:47 +0100 Appel à communication : Cadres et espaces dans le monde anglophone. Stratégies d’appropriation et d’affranchissement https://langues.unistra.fr/de/search/actualites/actualite/news/appel-a-communication-cadres-et-espaces-dans-le-monde-anglophone-strategies-dappropriation-et-d/ Cadres et espaces dans le monde anglophone. Stratégies d’appropriation et d’affranchissement

 15-16 octobre 2021

 UR SEARCH 2325, Université de Strasbourg

 Invités d’honneur : Anne-Laure Amilhat Szary (géographe, Université Grenoble Alpes) et Paul Duro (historien de l’art, University of Rochester)

 Après plusieurs colloques et publications sur la frontière, SEARCH (UR2325) poursuit son travail sur l’espace et sa délimitation en se penchant sur la question du cadre et de ses significations artistiques, littéraires, historiques, sociologiques ou géographiques.

 Nous nous intéresserons d’une part aux opérations d’isolement et de circonscription d’un espace, comme dans l’art du paysage, et d’autre part à la « production de l’espace » (Lefebvre), sans pour autant nécessairement opposer ces deux dimensions l’une à l’autre. L’espace sera entendu au sens physique et géographique, mais aussi au sens social (les espaces sociaux et leurs règles) et au sens matériel (le tableau, la page, la scène, l’espace photographique ou cinématographique...). Le concept de cadre permettra d’envisager les modalités selon lesquelles on structure ou on déstructure l’espace, en accord avec les normes ou par leur transgression. Ces cadres peuvent être matériels, géographiques ou visuels, mais aussi sociaux, idéologiques ou épistémologiques. Ce sont ces cadres eux-mêmes, mais aussi la manière dont ils organisent notre expérience (Goffman), la façon dont on les crée ou on cherche à les abolir, les modalités selon lesquelles on les subit ou on les impose, qui seront au cœur de nos interrogations.

 Délimiter

La notion de cadre implique une dualité intérieur/extérieur et un rapport d’inclusion, qui peut intégrer une dimension hiérarchique. Elle entraîne également la possibilité d’une transgression, ainsi qu’un certain nombre d’interactions entre le dedans et le dehors (Heller-Andrist). On pense à des opérations fondamentales de délimitation de l’espace comme l’Ordonnance du Nord-Ouest (1787) qui organisa la répartition mais aussi l’expansion du territoire des États-Unis, ou au quadrillage de Manhattan. Le cadrage géographique correspond ici déjà à un cadrage conceptuel et/ou idéologique, qui peut évoluer au fil du temps : on n’hésitera pas ainsi à montrer le changement des repères spatiaux lié par exemple à la conquête de l’Ouest, ou bien encore aux effets du dérèglement climatique. Pour ce qui est des arts et de la littérature, on pourra se pencher sur les cadres qui délimitent l’œuvre en circonscrivant son espace (cadre du tableau, espace de la page, etc.) ou encore interroger les tentatives de remise en cause du cadre, que ce soit par transgression, dissolution ou extension du cadre, de l’anti-art dadaïste aux Happenings, ou encore au Land art.

 Concevoir

La délimitation d’un espace peut difficilement s’envisager sans une forme de conception de cet espace, qu’il s’agisse d’appréhender un espace pré-existant ou bien de concevoir un nouvel espace (Derrida), comme peut le dénoter le verbe anglais « to frame ». Cette conception peut résulter des rapports de pouvoir, et relever d’un mouvement d’appropriation ou de confiscation de l’espace, comme le montre le découpage de l’Afrique entre États coloniaux officialisé lors de la conférence de Berlin (1884-5), ainsi que les controverses sur la dimension genrée de l’aménagement urbain ou des cours de récréation. Cela vaut aussi pour les cadres historiographiques en tant qu’ils appliquent les régimes spatiaux d’une époque à des époques passées. La peinture de paysage ne délimite pas un espace tant qu’elle le construit. Cette construction constitue le paysage en objet en même temps qu’elle fait émerger un sujet qui regarde cet objet. Le cadre, davantage qu’une interface, devient ainsi la trace de cette opération de répartition. Pour Latour, la dichotomie même de nature et culture conduit à l’émergence de la nature en tant qu’objet que s’approprie et qu’exploite le sujet occidental. Ainsi, la notion de cadre peut servir de point de départ à une réflexion sur l’espace non pas en tant que donné, mais bien plutôt en tant qu’ensemble de relations. La littérature construit elle aussi des espaces par la représentation, tandis que les formes et genres littéraires, comme du reste les « règles de l’art », créent des rapports d’inclusion et d’exclusion.

 Encastrements, superpositions, télescopages

Plusieurs phénomènes de cadrage peuvent se compléter, se superposer ou entrer en conflit. Dans le tableau, on pourra s’intéresser à l’image dans l’image, aux phénomènes de dédoublement, emboîtement, encastrement etc. (Stoichita), c’est-à-dire d’agencement des cadres les uns par rapport aux autres. On portera également une attention toute particulière aux phénomènes de transmédialité et d’intermédialité, qui sont propices au cadrage « hétéromédial » (Wolf & Bernahrt), qu’il s’agisse de l’ekphrasis ou de l’hypotypose en littérature, de la mise en relation du texte et de l’image dans l’art de l’emblème, des arts visuels et du performance art, de l’art et de l’intervention politique, ou de la transposition aux médias électroniques de l’espace du tableau ou de la page. Il peut s’agir aussi, grâce aux phénomènes de télescopage des cadres, de mieux comprendre comment ils fonctionnent, s’opposent, se renforcent, se transforment et permettent une circulation entre le dedans et le dehors.

 Nous encourageons les propositions touchant à tous les pays de l’aire anglophone, quelle que soit l’époque abordée. Nous envisageons la publication d’une sélection de travaux issus du colloque.

 Les propositions de communication pourront s’intéresser à :

 Cadres esthétiques

Cadres et connaissance 

Cadres et pouvoir

Production de l’espace

Espaces sociaux et leurs règles

Cadres de la représentation

Normes et transgressions du cadre

L’évolution des cadres

Intermédialité/transmédialité

 

Les propositions de communications en anglais ou en français (300 mots) accompagnées d’une courte notice biographique sont à adresser à Pauline Collombier-Lakeman (collombier[at]unistra.fr) et Rémi Vuillemin (vuillem[at]unistra.fr) avant le 31 mai 2021.

  Comité d’organisation : Sandrine Baudry, Pauline Collombier-Lakeman, Gwen Cressman, Yves Golder, Hélène Ibata, Monica Manolescu, Mélanie Meunier, Fanny Moghaddassi, Ghislain Potriquet, Rémi Vuillemin.

 

 Framing/unframing spaces in the English-speaking world

UR SEARCH 2325, University of Strasbourg

 October 15-16, 2021

 Keynote speakers: Anne-Laure Amilhat Szary (geographer, University of Grenoble Alpes) and Paul Duro (art historian, University of Rochester)

 After having organized several conferences and published several collective volumes on borders, the SEARCH research group at the University of Strasbourg pursues its research on space and its organization by addressing the issue of frames and their artistic, literary, historical, sociological and geographic significance.

 The conference seeks to study operations of isolating and circumscribing space, as is the case in landscape painting, and also the “production of space” (Lefebvre), without setting the two in opposition. Space is understood in a physical and geographical sense, but also in a social sense (social spaces and their rules) and a material one (the canvas, the page, the stage, photographic or cinematic space, for instance). The notion of frame opens up a reflection on the ways in which space is constructed or deconstructed, according to norms or against them. Frames can be material, geographical or visual, but also social, ideological or epistemological. We seek to explore frames, but also the ways in which they organize experience (Goffman), the ways in which we create them or seek to abolish them, the ways in which we experience them or impose them.

 Delimiting space

 Frames imply a duality between inside and outside, and a relationship of inclusion, which is often informed by a hierarchical dimension. They also lead to transgression and interaction between inside and outside (Heller-Andrist). Such was the case in fundamental operations of delimiting space like the Northwest Ordinance (1787), which organized the division and the territorial expansion of the United States, and the Manhattan grid. This geographical framing corresponds to a conceptual and/or ideological framing, which may evolve over time. From this perspective, it is useful to address the evolution of spatial landmarks related to the Western expansion of the United States, or to the effects of climate change. Regarding the arts and literature, the frames that delimit the work can be studied in terms of how they circumscribe space (as with picture frames or the space of the page, for example). Another possibility is to study the attempts to break the frame, be it through transgression, dissolution or extension, from Dada to Happenings to Land Art.

 Conceiving space

 Delimiting space is inextricably bound with a certain understanding of the latter, be it the apprehension of a pre-existing space or the emergence of a new space (Derrida), as the English verb “to frame” denotes. This conception can be the result of a power struggle or be entangled with attempts to appropriate and confiscate space, as demonstrated by the carving up of Africa at the Berlin conference (1884-5) or the controversies surrounding the gendered dimension of urban planning and schoolyards. This is also true of historiographic frames insofar as they apply the spatial regimes of a given era to a past era. Landscape painting does not delimit a space as much as it constructs one. This construction constitutes a represented object while simultaneously giving rise to a subject observer. Rather than an interface, the frame becomes the mark of this act of separation. For Latour, the dichotomy between nature and culture leads to the emergence of nature as object appropriated and exploited by the Western subject. Thus, the notion of frame can be a starting point for an exploration of space not as a given, but rather as a series of relations. Literature also constructs spaces of representation. Literary forms and genres create relations of inclusion and exclusion, as do all artistic rules.

 Embedding, superposing, telescoping spaces

 Multiple framing phenomena can coexist and complement, superpose, or collide with one another.  In a painting, mise en abyme and related effects of duplication, embedding and in-building (Stoichita), in other words the relationships among various embedded frames, make apparent the semantic potential of such superimpositions. Phenomena of intermediality and transmediality deserve further scrutiny in this context, since they are particularly suitable for “heteromedial” framing (Wolf & Bernhart), be it ekphrasis or hypotyposis in literature, the relation between text and image in the art of emblems, visual arts and performance art, in political art and action, or the transposition of the canvas/the page to electronic media. The study of these heteromedial phenomena will allow us to better understand the nature of the varied relationships of opposition, reinforcement and transformation among frames, more specifically how they regulate the circulation between inside and outside.

 We encourage proposals on all English-speaking countries and all historical periods. We intend to publish a selection of papers in a peer-reviewed publication.

 Possible topics:

 Aesthetic frames

Frames and knowledge

Frames and power

Production of space

Social spaces and their rules

Frames of representation

Norms and transgressions related to the frame

Evolution of frames

Intermediality/transmediality

 Paper proposals in English or French (300 words) accompanied by a short bio should be sent to Pauline Collombier-Lakeman (collombier[at]unistra.fr) and Rémi Vuillemin (vuillem[at]unistra.fr) by May 31, 2021.

 Organizing committee: Sandrine Baudry, Pauline Collombier-Lakeman, Gwen Cressman, Yves Golder, Hélène Ibata, Monica Manolescu, Mélanie Meunier, Fanny Moghaddassi, Ghislain Potriquet, Rémi Vuillemin.

 

 

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news-1694 Tue, 02 Feb 2021 09:42:43 +0100 Vladimir Nabokov, Œuvres romanesques complètes https://langues.unistra.fr/de/search/actualites/actualite/news/vladimir-nabokov-oeuvres-romanesques-completes/ (Pnine, Feu pâle, Ada ou L’Ardeur, La transparence des choses, Regarde, regarde les arlequins!, L’Original de Laura) Tome III, Édition publiée sous la direction de Maurice Couturier Éditions Gallimard, collection Pléiade Textes traduits de l'anglais, présentés et annotés par René Alladaye, Jean-Bernard Blandenier, Marie Bouchet, Brian Boyd, Gilles Chahine, Yannicke Chupin, Maurice-Edgar Coindreau, Maurice Couturier, Lara Delage-Toriel, Agnès Edel-Roy, Raymond Girard, Donald Harper et Monica Manolescu


Après le succès planétaire de Lolita, Nabokov jouit d'une grande liberté créatrice. La suite de son œuvre lance au lecteur, à son intelligence, à son imaginaire, un défi permanent. Le héros de Pnine (roman de 1957 ici proposé dans une nouvelle traduction), professeur d'origine russe enseignant dans une université américaine, c'est-à-dire doté d'une biographie proche de celle de son créateur, sera évincé de son poste par le narrateur du récit, qui se révèle être... Nabokov lui-même. Feu pâle (1962) met en compétition deux types de textes, un poème et son commentaire, deux narrateurs, qui sont l'image inversée l'un de l'autre, et deux univers antagonistes. Puis vient Ada ou l'Ardeur (1969), le chef-d'œuvre de la période, et peut-être le chef-d'œuvre de Nabokov. Livre ambitieux, maîtrisé – deux univers, deux narrateurs, de nombreux emboîtements narratifs et un brouillage constant des repères temporels – , c'est aussi, un an après Belle du Seigneur, un grand roman d'amour. 
Trois ans plus tard, dans La Transparence des choses – «une simple enquête "au-delà des cyprès" sur l'entrelacs des destinées prises au hasard», disait l'auteur, non sans mystère –, le narrateur, un certain Mr. R., romancier de son état, agit depuis le royaume des ombres... Enfin, Vadim Vadimovitch, narrateur de Regarde, regarde les Arlequins! (1974), le dernier roman publié par Nabokov (car L'Original de Laura restera inachevé et paraîtra après sa mort), ressemble à s'y méprendre à Vladimir Vladimirovitch Nabokov. Autobiographie fictive, variation sur le thème de l'identité, du double, de la copie et de l'original, ultime regard, teinté d'humour et d'ironie, d'un homme sur la trajectoire de sa vie et sur son œuvre, c'est aussi l'occasion d'une confrontation finale avec un lecteur que Nabokov n'aura eu de cesse de provoquer, défier et enchanter.

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news-1683 Mon, 18 Jan 2021 09:38:14 +0100 Une armée de diplomates : Les militaires américains et la France, 1944-1967 https://langues.unistra.fr/de/search/actualites/actualite/news/une-armee-de-diplomates-les-militaires-americains-et-la-france-1944-1967/ François Doppler-Speranza François Doppler-Speranza, Une armée de diplomates: Les militaires américains et la France, 1944-1967, Presses universitaires de Strasbourg, janvier 2021.

Dans l'imaginaire collectif et la représentation commune, la présence militaire américaine sur le sol français évoque immédiatement l'apparition de la culture de masse et la civilisation du loisir. Ce livre étudie les coulisses de ce phénomène et met en évidence le rôle des forces armées dans le déploiement d'une stratégie de communication visant à mettre la culture et l’information au service de la politique étrangère des États-Unis. Née en amont du « temps des bases », sur le front intérieur, cette politique culturelle entendait promouvoir une modernité aussi riche que fabriquée, maintenant les civils sur le qui-vive pour gagner la guerre des idées et la guerre froide.

Une armée de diplomates est le récit d’un double choc des cultures avec, d’une part, les relations souvent conflictuelles entre les acteurs du département d’État et leurs homologues de la Défense autour de la stratégie culturelle et, de l’autre, les tensions entre la population autochtone et une présence militaire qui ravive le souvenir douloureux de la guerre. Basé sur le dépouillement d’archives inédites, cet ouvrage démontre la manière dont l’uniforme militaire a contribué à la promotion, sinon à la fabrique, d’une certaine culture américaine sur le sol français, de la guerre à l’OTAN.

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news-1354 Sun, 20 Sep 2020 15:56:00 +0200 Ears Prize for the best PHD thesis in English literary and cultural studies https://langues.unistra.fr/de/search/actualites/actualite/news/ears-prize-for-the-best-phd-thesis-in-english-literary-and-cultural-studies/ On the occasion of the twentieth anniversary of EARS (English and American Rhenish Scholars), the EUCOR-based cooperation of the English departments of the universities of Freiburg, Basle, Mulhouse and Strasbourg, awarded for the first time a prize for the best PhD thesis in English Studies submitted within the last five years at one of the four universities. For 2020 the prize was supposed to have been awarded a second time for the quincennium. However, due to the Corona lockdown, we have decided to extend the period for another year and to award the prize in 2021 with an in presentia celebration, we hope. 

Professors, especially supervisers, from the four universities are asked to nominate theses. The theses should be on a subject in English or anglophone literary studies, cultural studies or civilization. For nominations the relevant date will be that of the thesis submission and not the defence (Rigorosum) or viva which must lie between 31 March 2015 and 31 December 2020. The prize will be € 800.- .

 

Nominations with a digital copy of the thesis and copies of each of the official reports as well as copies of the candidate's cv should reach the committee headed by 

Monika Fludernik sekretariat.fludernik[at]anglistik.uni-freiburg.de

by 1 February, 2021

 

At a later point, printed copies of the theses may be asked for for the referees. The committee of readers will be constituted on the basis of submitted theses to ensure the readers' proper qualification for the topics treated in the theses.

 

Depending on the corona-related situation, the committee will constitute itself either during the EUCOR MA and PhD conference in the spring of 2021 or via zoom. The prize will be awarded at the December 2021 EARS meeting.

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news-1329 Mon, 06 Jul 2020 00:00:00 +0200 Rémi Vuillemin, Prix Espoirs de la Recherche https://langues.unistra.fr/de/search/actualites/actualite/news/remi-vuillemin-prix-espoirs-de-la-recherche/ Félicitations à Rémi Vuillemin, membre de SEARCH, qui a reçu le Prix Espoirs de la Recherche de l’Université de Strasbourg ! Spécialiste de la poésie de la Renaissance anglaise, Rémi Vuillemin s’intéresse au sonnet des XVIe et XVIIe siècles, au pétrarquisme, à la réception et la théorisation de la poésie lyrique, dans une approche combinant analyse textuelle, histoire du livre et considération des dynamiques interculturelles. Ses travaux participent en France d'un regain d’intérêt pour la poésie (notamment du XVIe siècle) dans un champ d’études dominé par le théâtre ; sur le plan international, ils constituent une mise à jour importante sur l’œuvre du poète Michael Drayton (1563-1631), sur le sonnet et le pétrarquisme anglais. Son projet de recherche en cours s’interroge sur la notion de « sonnet sequence », et plus généralement sur l’ordonnancement des recueils de poésie lyrique renaissants, dans une perspective à la fois historique et historiographique.

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news-1332 Thu, 20 Feb 2020 10:47:00 +0100 Call for articles / Appel à contributions RANAM https://langues.unistra.fr/de/search/actualites/actualite/news/call-for-articles-appel-a-contributions-ranam/ Landscapes and aesthetic spatialities in the Anthropocene. Issue of RANAM (Recherche anglaises et nord-américaines), 2021. The Western idea of landscape is generally considered to have emerged in the Early Modern period, resulting from a new relationship to space, a “new spirit of place identity” (Olwig 1996) that was itself the product of changing socio-economic conditions, in particular the development of individual land ownership (Cosgrove 1984,1985). It may notably be understood as a new way of seeing that served comparable purposes to surveying and mapping in the process of appropriation of space which occurred in that period (Cosgrove 1985).

It may, however, also be understood as an aesthetic response to the early stages of European urbanisation which took place at that time and to the new awareness of rural spaces that distance from them entailed. As Michel Collot points out, one can only talk of landscape from the moment one perceives it (“On ne peut parler du paysage qu’à partir de sa perception”) (Roger 2009, 210). “Landscape” is perceived space that is given aesthetic value, the need for which seems to have arisen from an original separation.

Beyond this initial severance, the history of the idea of landscape appears to be punctuated by episodes of tension between man and the natural world, in which aesthetic constructions of the latter appear to be correlated to a sense of loss. Just as a removal from rurality seems to have prompted the development of the Renaissance aesthetics of landscape, the flourishing of landscape painting in the Romantic period could be conceived as a response to industrialisation.

Today, with the rapid degradation of our natural environments, and the observable disjunction between the economic uses of territories and their aesthetic value, the need to make aesthetic sense of the spaces we live in is as pressing as ever. Yet the paradigm of landscape as it was constructed in Early Modern times may no longer be relevant to contemporary environments that contradict earlier conventions of aesthetisation and representation. While some argue that ours is a “post-landscape” age (Wall 2017), highlighting the obsoleteness of the idea, others experiment with new aesthetic spatialities and suggest new artistic practices of space. Contested, unstable and transitional sites, such as derelict urban spaces, redevelopment projects and borderlands become crucial to these redefinitions.

In this issue of the peer-reviewed journal RANAM (Recherches anglaises et nord-américaines), we would like to explore the idea of landscape and its current relevance in the face of contemporary environmental challenges, inquire whether and how we can still give aesthetic and artistic meaning to our environment, but also examine the various ways in which the boundaries between nature and culture may be renegotiated in the context of the Anthropocene.

We welcome contributions that focus on the English-speaking world, analysing artistic representations or practices of space, as well as discourses on landscapes. Papers may discuss temporal and geographical variations of the idea of landscape, comparisons between contemporary and previous engagements with landscape in the visual arts, contemporary artistic interventions in and reflections upon our changing environments, but also the role aesthetic spatialities can play in the building of national/regional identity and cohesion, or the ways in which they can be used to respond to economic or political claims over the environment. Please send a proposal of up to 450 words and a short bio (up to 150 words) to Sandrine Baudry (sbaudry@unistra.fr), Hélène Ibata (hibata@unistra.fr) and Monica Manolescu (manoles@unistra.fr) by March 31st, 2020. Notification of acceptance will be given shortly afterward. The deadline for the full articles (5000 to 6000 words) is September 15th, 2020.

 

References :

  • Andrews, M., Landscape and Western Art, Oxford, Oxford University Press, 1999.
  • Casteel, Sarah Phillips, Second Arrivals: Landscape and Belonging in Contemporary Writing of the Americas, Charlottesville, University of Virginia Press, 2007.
  • Cauquelin, A., L’Invention du paysage, Paris, PUF, 2000.
  • Cheetham, M., Landscape into Eco Art: Articulations of Nature Since the ’60s, University Park, Penn State University Press, 2018.
  • Collot, M., “Points de vue sur la perception des paysages”, in Alain Roger (ed.), La Théorie du Paysage en France, Seyssel, Champ Vallon, 2009.
  • Cosgrove, D., Social Formation and Symbolic Landscape, Madison, University of Wisconsin Press, 1984.
  • Davis, H., and E. Turpin (eds.), Art in the Anthropocene. Encounters Among Aesthetics, Politics, Environments and Epistemologies, London, Open Humanities Press, 2015.
  • Howard P. et al. (eds.), The Routledge Companion to Landscape Studies, 2nd edition, London, Routledge, 2019.
  • Kaiser, P. and M. Kwon (eds.), Ends of the Earth. Land Art to 1974, Munich, Prestel, 2012.
  • Kusserow, K. and Braddock, A.C. (eds.), Nature’s Nation. American Art and Environment, New Haven, Yale University Press, 2018.
  • Krauss, W., “Post-environmental landscapes in the Anthropocene”, in P. Howard et al. (eds.), The Routledge Companion to Landscape Studies, 2nd edition, London, Routledge, 2019.
  • Oliver-Smith, K., The World to Come: Art in the Age of the Anthropocene, Gainesville, Harn Museum of Art, 2018.
  • Olwig, K., “Recovering the Substantive Nature of Landscape”, Annals of the Association of American Geographers 86 (4) (1996): 630–653.
  • Roger, A., Nus et paysages. Essai sur la fonction de l’art, Paris, Aubier, 1978.
  • Schama, S., Landscape and Memory, London, Vintage, 1996.
  • Scott E. and K. Swenson (eds.), Critical Landscapes. Art, Space, Politics, Berkeley, University of California Press, 2015.
  • Westphal, B., La Géocritique. Réel, fiction, espace, Paris, Minuit, 2007.
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