La poésie arabe classique constitue l’un des témoignages les plus riches et les plus anciens de la littérature universelle. Or, si l’on célèbre volontiers les figures masculines de cette poésie, les voix féminines, bien que présentes, semblent effacées des anthologies poétiques et des ouvrages critiques. Pourtant, des poétesses comme Al-Khansā’, al-Khirinniq, Laylā al-Akhyaliyya, ou Wallāda bint al-Mustakfī ont laissé des œuvres d’une rare intensité, portant sur la mort, l’amour, la guerre et la tribu... La question se pose alors : pourquoi ces voix, pourtant vibrantes et singulières, ont-elles souvent été oubliées, fragmentées ou effacées dans la tradition littéraire arabe classique ?
Ce phénomène soulève un paradoxe : la trace indélébile laissée par certaines poétesses dans les anthologies et les mémoires, et, en même temps, l’effacement systémique de leur contribution dans les discours critiques dominants. L’étude de cette tension entre présence textuelle et absence « institutionnelle » interroge non seulement la place des femmes dans la production littéraire, mais aussi les mécanismes sociopolitiques et historiographiques qui ont façonné le corpus classique.
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