L’ouverture des ports aux étrangers dans les années 1850 posa aux autorités shogounales la délicate question des rapports entre les Occidentaux et les femmes japonaises. Les tentatives initiales d’éviter tout contact cédèrent bientôt la place à des politiques plus pragmatiques de régulation, dans lesquelles la prostitution, sous diverses formes, joua un rôle important. Outre des questions d’ordre public et diplomatiques, les relations entre des Japonaises et des étrangers imposait aussi aux dirigeants shogounaux de réfléchir au statut des enfants métis. La conférence s’intéressera donc à la politique d’un shogounat finissant concernant ces conséquences peu mises en lumière, de l’ouverture du Japon sur le monde.
Présentation en japonais avec traduction partielle en français.
Madame Yoshida Yuriko est professeure émérite à l'Université des langues étrangères de Tôkyô et historienne de l'époque Edo.
A partir de 16 h, le 2 mars 2026, Amphithéâtre 6, Patio.
