Réussir

Oui Si

1) Dispositif de renforcement OUI SI : pour qui? pourquoi ?
 
Un dispositif d'accompagnement est mis en place par certains parcours pour aider les étudiants qui ont reçu une réponse "OUI, SI". Ce dispositif s'adresse à ceux qui n'auraient pas la maîtrise de tous les outils nécessaires pour réussir en licence de langues. Il s'agit de renforcer les compétences méthodologiques et/ou disciplinaires (c'est à dire les compétences dans la langue étudiée) des étudiants qui arrivent de filières ne préparant pas à des études en LLCER, ou qui ont des difficultés en français, histoire, géographie et langue principalement, puisque ce sont des matières importantes pour nos parcours.

Il y a deux types de dispositif OUI SI :
=> sans allongement d'études, donc la première année se fait en un an, avec du soutien supplémentaire
=> avec allongement d'études, donc la première année s'étale sur deux ans, avec du soutien supplémentaire la première année. En licence LLCER, seul le département de Japonais a décidé d'opter pour un allongement d'études. Les étudiants feront de la civilisation et des modules transversaux la première année, et les modules de langue la deuxième année.

 2) Quel renforcement ?
 
Un soutien d'au moins 24h par semestre sera proposé par les parcours engagés dans le dispositif d'accompagnement aux "OUI, SI". Il s'agit de petits groupes de soutien méthodologique sur le travail universitaire (prise de notes, lecture, compréhension et expression écrite et orale, synthèse, etc) et/ou de soutien disciplinaire en langue, littérature, civilisation etc. selon les parcours. La méthodologie est adossée le plus souvent possible au disciplinaire. Ces cours ayant pour seul but d'aider les étudiants, le programme peut varier en fonction des demandes et des besoins spécifiques de chaque groupe.

Mode de travail à l'université

La façon de travailler à l’université est très différente de ce que vous avez connu au lycée. Le nombre d’heures de cours par semaine est assez faible, de l’ordre de 20 heures. Mais il faut au minimum compter une heure de travail personnel pour chaque heure de cours. Ce travail personnel consistera à réviser vos  notes, approfondir les sujets abordés par des recherches documentaires, réaliser les travaux demandés par les enseignants, etc.

Par rapport au lycée, il serait faux de dire que vous serez laissés à vous-même à l’université. Les enseignants et les équipes administratives seront toujours là pour vous aider. En revanche, vous ne serez pas « surveillés » comme au lycée, on ne vérifiera pas chaque matin que vous avez appris vos leçons, l’appel n’est pas fait dans les amphithéâtres, personne ne remarquera votre absence. Bref, il est important de comprendre que vous allez devoir organiser votre travail par vous-même. Et ce, de plus en plus au fur et à mesure que vous progresserez dans les études universitaires. En première année de licence, des cours de méthodologie du travail universitaire vous sont offerts pour vous permettre d’apprendre cette nouvelle manière de travailler.

Les tableaux statistiques ci-dessous démontrent bien que ce changement de méthode de travail est difficile à intégrer. Les abandons en première année sont nombreux. Ils sont le fait d’étudiants qui se rendent compte qu’ils se sont trompés d’orientation, mais aussi en grande partie d’étudiants motivés mais qui décrochent faute d’avoir pu s’adapter au mode de travail universitaire. Les taux d’abandon varient en fonction de la série du baccalauréat, les étudiants issus des séries générales réussissant globalement mieux que les étudiants des séries technologiques et professionnelles. Toutefois, comme le montre la dernière colonne des tableaux, les étudiants qui persévèrent et vont jusqu’à se présenter à tous les examens ont des taux de réussite élevés.

Réussite des étudiants nouveaux bacheliers en première année 2016-17

Taux de réussite