Ecrire l'Europe - Les limites de la fiction

Le 22 octobre 2019
À 18h00
22 octobre 2019

Qu'est-ce que l'Europe ? Comment la penser au-delà des slogans ? Pour répondre à ces questions, Strasbourg et son université, laboratoires de l'expérience européenne, donnent la parole à des penseurs et à des créateurs dont le parcours enjambe les frontières.

Pour son édition 2019/2020, Écrire l’Europe – Prix Louise Weiss accueille Víctor del Árbol, écrivain espagnol, grand maître du polar européen traduit en de nombreuses langues – La Tristesse du Samouraï (Prix du Polar Européen 2012), La veille de presque tout (Prix Nadal 2016), Par-delà la pluie (2017). Renouvelant le genre du roman policier qui prend souvent la forme d’un thriller mémoriel, son œuvre est puissante à interroger les ambiguïtés de l’humanité à travers l’histoire européenne.

Víctor del Árbol participera à plusieurs rencontres, donnera une série de conférences entre le 22 octobre et le 3 décembre, animera des ateliers de création littéraire et parrainera également le concours d'écriture étudiant – Prix Louise Weiss 2020.

 

Conférence du 22 octobre 2019

Introduction et proposition : Définir clairement ce que nous entendons par fiction narrative nous aidera à aborder les limites de cette forme d’écriture. Ensuite, nous pourrons nous demander si la fiction est une ressource valable pour interpréter la réalité, comprendre les principes qui poussent les écrivains à limiter leur liberté créative. Nous tenterons de discerner les différences entre la véracité et la vraisemblance, illustrées par l'analyse du travail de deux œuvres controversées d'auteurs contemporains : Soumission de Michel Houellebecq et El Impostor de Javier Cercas.

Examiner la façon dont la narratologie a traité cette question des limites et réfléchir aux raisons pour lesquelles il peut être nécessaire d’éviter plusieurs types de réductions – logiciste, esthétique, herméneutique – nous aidera à répondre à la question cruciale de savoir si l'auteur / créateur de fiction doit ou non imposer des limites à sa liberté de création.

Auditorium de la Bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg / entrée libre